“Adopte ma tomate” réinvente le cojardinage

Nous découvrons cette semaine “Adopte ma tomate”, une application qui ravira nos amateurs jardiniers n’ayant pas de jardin. Celle-ci développe un nouveau concept génial, mélange de “Adopte un mec” et de “BlaBlaCar”…

Le cojardinage : un lien logique entre jardiniers et terrains

“Adopte ma tomate” est donc un nouveau concept appliquant un principe vieux comme le monde : mettre à disposition un produit non utilisé à quelqu’un en ayant besoin. Ce concept : le cojardinage. “Co” comme “collaboratif”, et aussi comme “connecté”.

En effet, c’est une application communautaire qui met en relation les propriétaires de terrain ne l’utilisant pas avec des jardiniers en quête d’un lopin de terre pour faire un potager. Le jardinier exploite alors le terrain, avec ou sans l’aide du propriétaire, et partage les dépenses et les récoltes du potager.

Cela paraît si évident dans notre société dont la tendance va vers les modes de vie collaboratifs de partager son jardin comme sa voiture ou son canapé, mais cela n’existait pas. Aujourd’hui, si vous avez un jardin mais n’avez pas la main verte, vous pouvez tout de même le rentabiliser tout en faisant plaisir à quelqu’un qui n’en a pas. C’est ce qui s’appelle joindre l’utile à l’agréable, tout en consommant local et en allant vers l’autonomie alimentaire.

Autosuffisance, partage, et agriculture locale

Partage, convivialité, stimulation, préservation des ressources… le concept de “Adopte ma tomate” n’a que du positif et sème donc les graines du covoiturage urbain dans le but de créer du lien social et de limiter le réchauffement climatique, enjeu cher aux deux cofondateurs qui ont imaginé ce concept en 2017 à Toulouse.

C’est justement courant d’avoir un jardin, mais faute de temps, d’envie ou de main verte, de ne pas l’exploiter. Et autant offrir ces ressources non exploitées plutôt que de n’avoir que des jardins en location à proposer aux jardiniers, qui n’ont pas toujours les moyens.

L’appli leur permet donc de visualiser dans la France entière les jardins disponibles gratuitement, sans aucun loyer à débourser. En cliquant sur un jardin, on découvre sa fiche, où est renseignée l’identité du propriétaire, la superficie du terrain, ses particularités, le type de cultures possibles, et le nombre d’outils et de contributeurs disponibles sur place.

Une fois le lien établi entre le jardinier et le propriétaire du terrain, le jardinier fait une demande, et … poireaute.

“En attendant la réponse du propriétaire de jardin, vous êtes un poireau, vu que vous poireautez “, ironisent les deux cofondateurs de l’appli, Octavia et Olivier.

Les deux personnes peuvent ensuite échanger librement sur les dépenses éventuelles (graines, eau, etc), leurs emplois du temps et disponibilités, le partage des tâches et la récolte.

Adopte ma tomate : comment ça marche ?

Concrètement, c’est une association qui régit le concept et l’application, vous devez donc adhérer à l’association, pour 25 euros par personne et par an pour accéder à l’application gratuite et ses services disponible sur le site AdopteMaTomate.com.

L’application “Adopte ma tomate” est plutôt récente, donc si en théorie elle s’étend sur toute la France métropolitaine, des jardins ne sont pas encore disponibles partout. Pour le moment, il y a plus de jardins dans la région parisienne et autour de Toulouse, mais la carte évolue sans arrêt, donc si il n’y a pas de jardin disponible près de chez vous, sauvegardez la recherche afin d’être notifié lorsqu’il y en aura.

Par ailleurs, rien ne garantit non plus la bonne entente entre jardiniers et propriétaires, comme en covoiturage, et l’association ne gère pas les différends, il faut donc semer la patience et la diplomatie pour voir pousser de belles collaborations !

Adopte ma tomate réinvente le jardinage urbain
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